
Contexte
Aix-Marseille Université organise le 15 avril 2026 une journée table-ronde, expositions, etc. de réflexion et de recherche sur le thème du handicap. Pour le Printemps des Arts, notre contribution consiste en un témoignage filmé d’un extrait de leçon de piano donnée à Sara, une enfant peu oxygénée à la naissance. Parmi ses multiples activités, le centre varois La Sphère G.Dessagnes soutient des actions artistiques autour de l’inclusion. Une équipe vidéo suit Sara dans son quotidien sous la direction de la société Point de Départ Production. Nous la remercions sincèrement d’avoir autorisé la diffusion d’un court extrait du film. Merci en particulier à Julie Monière d’avoir réalisé la captation et le montage pour l’évènement universitaire. Voici la voix off, pour donner une idée du petit film.
Voix-off Marybel – La leçon de piano de Sara – Le printemps du handicap
J’ai connu Sara il y a maintenant à peu près 3 ans. Le désir de Sara, qui avait 12 ans à cette époque-là, était d’apprendre la musique, le piano, le « panneau » comme elle disait.
Avant de passer réellement à l’apprentissage plus classique du piano, il fallait que je décompose tous les mouvements pour passer par l’œil, par l’oreille mais surtout par le corps.
Malgré sa différence, ce côté joyeux faisait qu’on avait vraiment envie de déployer tous les moyens possibles pour qu’elle puisse accéder à la musique et au piano.
Et c’est pour cela que je me sers de ces boom-tchacks en faisant un travail sur une note, puis deux, puis trois. Et nous assemblons ensuite cela, en se repérant sur le piano qui est une des choses les plus difficiles mais sur lesquelles elle a fait d’énormes progrès.
Le plaisir valait avant toute chose.
Un jour, Nathalie, la maman de Sara me dit : « est-ce que je ne serais pas trop vieille pour apprendre le piano ? »
J’étais très contente et fière de pouvoir voir jouer ensemble, maman et Sara, qui fait des progrès énormes. Et avec tout cela, nous sommes évidemment avec des résultats qui sont absolument formidables. Et un jour nous ferons des vrais quatre mains avec Sara et maman. Ça, j’en suis certaine !